Soutenance de thèse d’Ana Romeo-Oliván sur l’esca, une maladie complexe et mal connue du bois de la vigne – École d'Ingénieurs de PURPAN
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Cette thèse s’intitule : « Évaluation transcriptomique et métabolomique de la réponse du bois de vigne aux agents phytopathogènes de l’esca »

Résumé :

L’esca, une maladie complexe et mal connue, est l’une des principales maladies du bois de la vigne. Les objectifs de cette thèse sont, d’un côté, de caractériser les réponses précoces du bois de la vigne (Vitis vinifera L.) aux agents pathogènes décrits comme les principaux responsables de cette maladie : Phaeoacremonium minimum et Phaeomoniella chlamydospora. Puis, d’un autre côté, nous avons évalué différentes stratégies alternatives de lutte. La spécificité des réponses à chaque espèce a été évaluée.

Ce travail se focalise sur les réponses transcriptomiques du bois à, ainsi que sur la production de métabolites dans le site d’infection. La reprogrammation transcriptomique précoce a mis en évidence des réponses différentes à P. chlamydospora et P. minimum, ce qui suggère l’existence de perceptions différentes de ces deux espèces. De plus, l’accumulation des métabolites en réponse à l’agression variait suivant la nature de l’agent pathogène. Deux cépages (Cabernet-Sauvignon et Ugni Blanc) présentant une différence de sensibilité ont été utilisés dans le but d’évaluer par une approche « gènes candidats » si le profil transcriptomique pouvait être à l’origine de cette variabilité.

Les techniques actuellement utilisées pour limiter l’incidence de la maladie sont de caractère prophylactique et font partie d’une stratégie intégrée de lutte. Nous avons étudié la possibilité de la mise en œuvre des techniques oxydatives à la pépinière, en utilisant l’eau ozonée comme agent antifongique. Une stratégie très actuelle consiste en l’utilisation de microorganisme antagonistes des agents phytopathogènes. Cependant, l’utilisation de ces agents de biocontrôle dans le cadre de la limitation des maladies du bois de la vigne offre des résultats variables in situ. Nous avons étudié les modes d’action de deux agents de biocontrôle, avec un focus sur la stimulation des défenses naturelles chez le bois. Ces résultats ont montré que les agents de biocontrôle utilisés modifiaient les réponses du bois lors des étapes précoces de l’infection.

 

Thèse co-dirigée par Alban Jacques et Jean Daydé.

Elle soutiendra ses travaux  le 10 mai 2022 à 14h dans l’amphithéâtre 65 en présentiel devant le jury composé de :

  • Julie CHONG professeure à l’Université de Haute Alsace
  • Florence FONTAINE professeure à l’ Université de Reims Champagne-Ardenne
  • Eric GOMES professeur à l’Université de Bordeaux
  • Christophe ROUX professeur à l’Université Paul Sabatier
  • Et de ses directeurs de thèse.

 

 

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