L’Esca : symptômes et solutions Une thèse pour tout savoir sur cette maladie de la vigne – École d'Ingénieurs de PURPAN
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Connue des Grecs et des Romains, l’Esca est la plus ancienne des maladies décrites sur la vigne mais surtout l’une des plus graves car elle s’attaque à la charpente de la souche causant 10% de pertes chaque année. Afin de mieux connaitre cette maladie et apporter des réponses, Ana ROMEO-OLIVAN, doctorante à l’Ecole d’Ingénieurs de PURPAN, a effectué sa thèse sur cette problématique.

Réalisée dans le cadre du projet « Solstice » porté par la société BELCHIM et financé par BPI France, plus de 3 ans de recherche et évaluation auront été nécessaires. Avec pour thème : « Évaluation transcriptomique et métabolique de la réponse du bois de vigne aux agents phytopathogènes de l’Esca », cette thèse permet de caractériser les réponses précoces du bois de la vigne aux champignons pathogènes décrits comme deux des principaux agents responsables de cette maladie. Elle évalue également différentes stratégies alternatives de lutte.

Maladie complexe et mal connue, l’Esca est l’une des principales maladies du bois de la vigne, avec une symptomatologie variable et associée à un complexe de microorganismes fongiques.

Des réponses adaptées
La spécificité des réponses à chaque espèce a été évaluée. Le travail se focalise sur les réponses transcriptomiques du bois à 48 heures post-inoculation, ainsi que sur la production de métabolites dans le site d’infection à 3 semaines post-inoculation. Des reprogrammations transcriptomique et métabolomique précoces ont mis en évidence des réponses différentes du bois aux deux champignons pathogènes associés à l’esca (Phaeoacremonium minimum et Phaeomoniella chlamydospora). Ces travaux semblent montrer que ces réponses précoces du bois pourraient être une des explications aux différentes sensibilités à l’esca observées parmi les différents cépages de vigne.

Aujourd’hui, il n’existe aucune méthode curative complétement efficace contre l’Esca. Cependant, la mise en œuvre de techniques oxydatives à la pépinière, en utilisant l’eau ozonée comme agent antifongique, s’est montrée comme un sporicide complétement efficace in vitro contre les deux champignons. Elle a permis de réduire le développement fongique, sans signe de phytotoxicité.

Enfin, la thèse démontre qu’une stratégie très actuelle consiste en l’utilisation de microorganisme antagonistes des agents phytopathogènes. L’utilisation de ces agents de biocontrôle dans le cadre de la limitation des maladies du bois de la vigne offre des résultats variables in situ. Les études montrent que les agents de biocontrôle utilisés modifiaient les réponses du bois lors des étapes précoces de l’infection.

 

Pour aller plus loin, quelques articles « relais » :

https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fmicb.2022.898356/full

https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fmicb.2022.835463/full

https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/01919512.2021.1984203?journalCode=bose20

 

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Guillaume Lavalade – Directeur de la communication

06 15 41 59 93 – guillaume.lavalade@purpan.fr

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