Atmozfr : un projet de recherche innovant – École d'Ingénieurs de PURPAN
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L’Ecole d’Ingénieurs de PURPAN au cœur d’un projet de recherche sur le traitement et la conservation de fruits.

 

Nom de code : Atmozfr (à prononcer « atmosphère »). Voici comment s’intitule un projet collaboratif financé par la Région Occitanie et le fonds FEDER, et porté par l’École d’Ingénieurs de PURPAN par le biais de sa plateforme TOAsT. Cette dernière étudie les propriétés des technologies oxydatives appliquées à la conservation et au traitement de matières premières issues de l’Agriculture. Ce, dans plusieurs champs d’application dans le domaine agricole : protection des cultures, au cours des procédés agro-alimentaires, packaging des aliments, ou encore décontamination des matières premières agricoles après récolte.

C’est justement sur ce dernier point que s’articule le projet ATMOZFR, qui s’adosser sur un consortium d’experts dans lequel figurent, outre l’École d’Ingénieurs de PURPAN, la société Absoger, le CIRAD, la COMPAGNIE FRUITIÈRE et le groupe BOYER. Son objectif : étudier l’utilisation de l’ozone en traitement post-récolte de fruits locaux (melon ou prune) ou tropicaux (banane ou mangue).

Ce projet de recherche se concrétise au travers de deux conteneurs : le premier, pour l’instant à demeure au sein de l’École d’Ingénieurs de PURPAN ; le second, plus grand, mesurant 40 pieds, pesant 12 tonnes et déjà parti pour sa première destination : la Côte d’Ivoire où il a été positionné il y a quelques mois au plus près des bananeraies.

Le défi technique majeur était de structurer chacun de ces conteneurs comme une mini-plateforme TOAsT, un laboratoire miniaturisé doté d’équipements de traitement d’eau, mais aussi de trempage, de douchage, de conservation sous atmosphère modifié / contrôlé / ozoné de fruits fraichement récoltés.

À noter que l’ensemble est relié de façon numérique à la plateforme TOAsT afin de transmettre pour complément d’analyse les données récoltées en temps réel.

Il s’agira à terme de confirmer que l’ozone peut être utilisé pour optimiser les conditions de conservation de fruits (en réduisant notamment la fréquence d’apparition de certaines maladies) en particulier lors du transport. Le tout, sans en dégrader les qualités organoleptiques et sans laisser de résidus.

Aujourd’hui les bananes, demain d’autres productions, d’autres cultures, à travers le monde, grâce à la mobilité des deux conteneurs.

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